Pourquoi La Naissance À Domicile Américaine Est-Elle Si Dangereuse?

Une autre différence entre les États-Unis et le Canada est qu’au Canada, l’accouchement à domicile est régi par des conditions d’admissibilité strictes qui excluent les femmes à haut risque de complications (pas de naissance de jumeaux ou de naissance par le siège, par exemple). En revanche, l’Alliance des sages-femmes d’Amérique du Nord, l’organisation qui représente le C.P.M.S, évite de telles normes. Chaque C.P.M. est apparemment chargée de décider elle-même de ce qui est sûr.

La déclaration d’éthique de l’organisation rejette en effet « les codes d’éthique traditionnels qui présentent une liste de règles à suivre. »Au lieu de cela, ”une sage-femme doit développer une boussole morale pour guider la pratique dans diverses situations qui découlent de l’unicité de la grossesse et de l’accouchement ainsi que de la relation entre les sages-femmes et les femmes qui accouchent », dit-il. « Cette approche affirme le mystère et le potentiel de transformation présents dans chaque expérience. »

Le Congrès américain des obstétriciens et gynécologues a publié 163 bulletins cliniques pour établir les paramètres d’une pratique sûre et efficace pour tous les obstétriciens. L’American College of Nurse Midwives a publié 14 bulletins de ce type. Je n’en connais aucun délivré par l’Alliance des sages-femmes d’Amérique du Nord.

En l’absence de normes de sécurité, les C.P.M.s sont connus pour assister à l’accouchement de femmes souffrant de problèmes de santé graves à domicile. En Oregon, les sages-femmes protestent contre la décision du programme Medicaid de l’État de cesser de couvrir les naissances à domicile à haut risque, et en Arizona, où les sages-femmes ne peuvent légalement assister à certains types de naissances à haut risque, elles font pression pour que la loi change.

Enfin, l’accouchement à domicile au Canada est intégré au système obstétrical. Près de 25% des femmes (dont 45% des mères pour la première fois) sont transférées dans un hôpital pendant le travail s’il y a même un indice qu’une complication potentiellement mortelle pourrait se développer. En revanche, j’ai connu C.P.M.s se vanter de taux de transfert de 10% ou moins, soit parce qu’ils ne reconnaissent pas les complications imminentes, soit parce qu’ils croient pouvoir les gérer à la maison.

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