Analyses du cerveau anxieux

Les troubles anxieux sont présents chez jusqu’à 13% des personnes aux États-Unis et constituent le sous-groupe de troubles mentaux le plus répandu. Les troubles anxieux comprennent des affections telles que le trouble anxieux généralisé, le trouble de stress post-traumatique, le trouble obsessionnel-compulsif, les phobies et plus encore.

Les analyses du cerveau anxieux nous ont montré à quoi ressemble réellement le cerveau anxieux. De plus, l’utilisation de la neuroimagerie dans les troubles anxieux a révélé des résultats intéressants qui peuvent conduire à un meilleur traitement des troubles anxieux à l’avenir.

Table des matières

À Quoi Ressemble le Cerveau Anxieux?

De nombreuses études de neuroimagerie ont tenté de découvrir à quoi ressemble l’anxiété dans le cerveau.

Il existe un lien étroit entre l’anxiété et le dysfonctionnement du lobe frontal du cerveau. Dans une étude utilisant la tomodensitométrie, des dommages à plusieurs sous-régions du lobe frontal étaient associés à l’anxiété. Une autre étude utilisant la technologie IRM a montré que le trouble d’anxiété sociale était lié à l’amincissement de la matière grise dans les régions corticales. Des modifications de la matière grise ont également été observées à l’aide de scanners IRM dans le cortex préfrontal d’enfants maltraités et anxieux.

Comme on l’a constaté lors de l’IRM fonctionnelle, le cerveau anxieux a également un réseau de connectivité diminué dans les voies cérébrales clés, en particulier dans une structure appelée amygdale. Une étude antérieure chez des patients atteints d’un trouble anxieux généralisé avait des résultats similaires. Plus précisément, l’étude a révélé que l’amygdale communiquait moins avec le cortex. De plus, l’amygdale avait également plus de connexions en elle-même.

Régions du cerveau touchées par l’anxiété

Les zones du cerveau les plus touchées par l’anxiété comprennent le cortex préfrontal, le cortex occipital et le cortex temporal. De plus, l’insula et le cortex cingulaire antérieur ont également été liés à l’anxiété. Les régions du système limbique (sous le cortex externe) sont également touchées, notamment l’amygdale et le thalamus.

  • Effets sur la prise de décision:

    Dans la recherche en neuroimagerie, le cortex préfrontal et l’anxiété semblent être particulièrement liés. Le cortex préfrontal est important pour le contrôle exécutif, la prise de décision, les émotions et la personnalité. Un dysfonctionnement dans cette zone du cerveau expliquerait pourquoi les personnes anxieuses peuvent avoir du mal à réguler leurs émotions.

  • Effets sur la peur &Comportement:

    L’amygdale et l’anxiété sont également étroitement liées. L’amygdale est largement connue pour son rôle dans les comportements de peur et d’anxiété dans les études du cerveau et du comportement des rongeurs. Cependant, ce ne sont pas seulement les rongeurs qui utilisent leur amygdale lors de comportements craintifs et anxieux — les humains utilisent également leur amygdale de la même manière. La suractivité dans cette région du cerveau est associée à plus de peur et plus d’anxiété.

    Le cingulé antérieur et l’insula font également partie d’un ”réseau de peur » dans le cerveau. Ils se sont avérés essentiels à l’apprentissage et à l’extinction des réponses à la peur. Les réponses à la peur sont éteintes lorsque des stimuli induisant la peur créent des réponses plus faibles au fil du temps en raison d’une exposition répétée.

    Les zones du cerveau importantes pour la réception, le traitement et l’interprétation des informations sensorielles se sont également révélées irrégulières chez les patients anxieux. Par exemple, le cortex occipital interprète les informations sensorielles visuelles tandis que le lobe temporal traite les informations sensorielles auditives. Enfin, le thalamus sert de relais sensoriel au cerveau. Cela a le plus de sens dans le trouble de stress post-traumatique, qui provoque une excitation accrue et des réponses exagérées aux stimuli.

Comment les scanners cérébraux peuvent conduire à de futurs traitements des troubles anxieux

Les scanners cérébraux peuvent changer le traitement futur des troubles anxieux. Certains scientifiques essaient d’utiliser des scanners cérébraux pour associer les patients à la thérapie qui leur conviendra le mieux, car les troubles anxieux peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre. Par exemple, une étude sur des patients atteints de troubles de stress post-traumatique a montré qu’un plus petit volume du cortex cingulaire antérieur prédisait une mauvaise réponse à la thérapie cognitivo-comportementale.

De plus, la neuroimagerie permet de surveiller les changements qui se produisent à partir de ces thérapies ainsi que les changements dans le comportement d’un patient. Ce faisant, la technologie peut éventuellement aider à affiner et à optimiser les stratégies thérapeutiques.

  • Sources

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